Un courtier en assurance cyber est un intermédiaire indépendant immatriculé à l'ORIAS qui met plusieurs compagnies en concurrence pour votre cyber-risque. Contrairement à un assureur direct qui ne vend que son propre contrat, votre courtier compare les garanties, négocie, et reste votre interlocuteur unique avant comme après un sinistre.
Le marché français de l'assurance cyber est récent et les contrats restent hétérogènes : deux formules au même prix peuvent couvrir des choses très différentes. Selon l'étude AMRAE « LUCY », les primes cyber collectées avoisinaient 306 M€ en 2025, mais cette couverture reste concentrée sur les grandes entreprises — les TPE-PME et les indépendants demeurent largement sous-assurés.
Dans ce marché peu lisible, comparer seul revient à signer le premier devis reçu sans point de repère. Un courtier en assurance cyber décode les garanties, écarte les exclusions piégeuses et confronte plusieurs assureurs sur un même profil d'entreprise. Là où un assureur direct ne défend que son propre contrat, le courtier reste indépendant : il choisit la compagnie qui correspond à votre exposition réelle.
Concrètement, pour une PME de services, le courtier vérifie d'abord si votre responsabilité civile professionnelle laisse un trou de garantie sur le cyber, puis dimensionne une assurance cyber pour les pros adaptée à votre chiffre d'affaires.
Que fait un courtier en assurance cyber par rapport à un assureur direct ?
Un courtier en assurance cyber compare les contrats de plusieurs compagnies, négocie les garanties et reste votre interlocuteur unique.
La différence est de nature juridique. En tant qu'intermédiaire immatriculé à l'ORIAS, le courtier est tenu au devoir de conseil de l'article L521-4 du Code des assurances : il doit recommander un contrat cohérent avec vos besoins et expliquer pourquoi. L'assureur direct n'a pas cette obligation de comparer le marché pour vous.
Sur le cyber, ce travail est décisif : les plafonds, les franchises et les exclusions varient fortement d'un assureur à l'autre. Le courtier décode ces écarts, vérifie que la garantie cyber-extorsion ou la perte d'exploitation est réellement incluse, et place votre dossier auprès de la compagnie la mieux adaptée à votre secteur.
Sources : legifrance.gouv.fr
Courtier indépendant ou souscription directe : ce qui change pour votre cyber-risque
| Garantie | Avec un courtier indépendant★ Recommandée | Souscription en direct |
|---|---|---|
| Nombre d'assureurs comparés | Plusieurs compagnies mises en concurrence sur un même profil | Un seul contrat, celui de l'assureur sollicité |
| Devoir de conseil | Obligation légale (art. L521-4 du Code des assurances) | Aucune obligation de comparer le marché pour vous |
| Négociation des garanties | Plafonds, franchises et exclusions discutés à votre place | Conditions standard du contrat, peu négociables |
| Questionnaire de souscription | Aide à préparer les prérequis (MFA, EDR, sauvegardes) | À renseigner seul, sans relecture des points sensibles |
| Accompagnement en cas de sinistre | Un interlocuteur unique qui suit le dossier d'indemnisation | Relation directe avec le service sinistres de l'assureur |
Pourquoi le devoir de conseil d'un courtier est-il important pour le cyber ?
Le devoir de conseil oblige le courtier à recommander un contrat cyber cohérent avec votre exposition réelle et à motiver ce choix (art. L521-4 du Code des assurances).
Issu de la directive DDA, l'article L521-4 impose au courtier d'analyser vos besoins avant de recommander une garantie. L'ACPR, le régulateur, rappelle qu'un distributeur d'assurance doit agir de manière honnête, loyale et non trompeuse, dans votre meilleur intérêt. Ce cadre n'existe pas quand vous souscrivez seul un contrat en ligne.
Pour le cyber, l'enjeu est concret : le courtier vérifie que vos plafonds tiennent face à une attaque par rançongiciel, que la perte d'exploitation est couverte et que les exclusions ne vident pas la garantie. Il vous rappelle aussi des règles décisives, comme le dépôt de plainte sous 72 heures qui conditionne l'indemnisation.
Sources : legifrance.gouv.fr, acpr.banque-france.fr
Le distributeur d'assurance conseille un contrat cohérent avec les exigences et les besoins du souscripteur et précise les raisons qui motivent ce conseil (art. L521-4 du Code des assurances, issu de la directive DDA).
Tout distributeur d'assurance doit agir de manière honnête, loyale et non trompeuse, dans le meilleur intérêt du client. Les courtiers doivent être immatriculés à l'ORIAS et, depuis le 1er avril 2022, adhérer à une association professionnelle agréée par l'ACPR.
Pourquoi confier votre assurance cyber à E-Courtage Conseils
Courtier immatriculé ORIAS 240 082 22
Cabinet indépendant sous contrôle de l'ACPR, immatriculation vérifiable sur orias.fr.
Courtier indépendant depuis 2018
Un cabinet établi qui accompagne TPE-PME, indépendants et professions libérales.
70 assureurs comparés
Nous mettons en concurrence un large panel de compagnies pour votre cyber-risque, sans en privilégier aucune.
Devoir de conseil écrit
Recommandation motivée conforme à l'article L521-4 du Code des assurances.
Un courtier indépendant compare les assureurs cyber pour vous
Décrivez votre activité : nous mettons les compagnies en concurrence et vous recommandons la couverture cyber adaptée à votre exposition.
Comment un courtier aide-t-il à préparer le questionnaire de souscription cyber ?
Avant de couvrir, les assureurs exigent un niveau minimal de cybersécurité. Le courtier vous aide à remplir le questionnaire de souscription, à réunir les prérequis attendus (MFA, EDR, sauvegardes testées) et à éviter une déclaration inexacte.
Selon France Assureurs, les assureurs interviennent en prévention et exigent un socle de sécurité avant d'accepter un risque cyber. Les prérequis fréquents sont l'authentification multifacteur (MFA), une solution de détection sur les postes (EDR), des sauvegardes régulières et testées, et la sensibilisation des équipes au phishing.
Le courtier traduit ces exigences en actions concrètes et signale les points qui bloqueraient l'éligibilité ou feraient grimper la prime. Il vérifie aussi que vos réponses sur l'exposition au rançongiciel sont exactes : une déclaration trompeuse peut entraîner une réduction d'indemnité, voire la nullité du contrat.
Sources : ffa-assurance.fr