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Commerçante rangeant du linge et des céramiques sur des étagères en chêne dans sa boutique parisienne

Multirisque Professionnelle

Locaux, matériel, stock, RC exploitation et perte d'exploitation : garanties réelles, prix 2026 et pièges du contrat

  • 4.9/5· 58 avis Google
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Qu'est-ce qu'une multirisque professionnelle ?

La multirisque professionnelle réunit dans un seul contrat l'assurance des locaux, du matériel et du stock (incendie, dégât des eaux et, selon la formule, vol et bris de glace), la responsabilité civile d'exploitation et, en option, la perte d'exploitation. Une entreprise locataire doit assurer son local. Comptez de 300 € par an pour un bureau à plus de 4 000 € pour un restaurant (estimation E-Courtage Conseils 2026).

La multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?

Aucun texte n'impose une « multirisque » en tant que telle. Locataire, vous devez assurer votre local, et le bail l'exige presque toujours. Propriétaire, ce n'est pas obligatoire, sauf la RC de copropriétaire en copropriété.

Service-Public Entreprendre présente l'assurance du local comme obligatoire pour une entreprise locataire, et comme facultative, « même si cela est fortement conseillé », pour une entreprise propriétaire ; en pratique, c'est le bail qui l'impose. L'article 1733 du Code civil rend en outre le locataire responsable de l'incendie du local, sauf s'il prouve le cas fortuit, la force majeure, un vice de construction ou un feu venu d'une maison voisine : sans assurance des risques locatifs, la reconstruction est à sa charge. En copropriété, chaque copropriétaire, occupant ou non, doit assurer sa responsabilité civile (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965). Certaines activités ajoutent leurs propres obligations, comme la RC professionnelle des professions réglementées ou la garantie décennale du bâtiment, que la multirisque ne remplace pas.

Sources : entreprendre.service-public.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Que couvre une multirisque professionnelle ?

Trois blocs : les dommages à vos biens (locaux, aménagements, matériel, stock), votre responsabilité civile envers les tiers et le propriétaire, et les conséquences financières d'un arrêt d'activité. Le détail dépend de la formule.

Côté biens : incendie, explosion, dégât des eaux et, selon la formule, vol et vandalisme, bris de glace, bris de machine ou marchandises en chambre froide. Trois garanties sont obligatoirement incluses dès que le contrat couvre l'incendie : la tempête (article L122-7 du Code des assurances, avec une franchise et un plafond qui peuvent différer de ceux de l'incendie), les catastrophes naturelles (L125-1) et les attentats (L126-2). Côté responsabilités, France Assureurs précise que la responsabilité civile pour les dommages causés aux clients et visiteurs pendant l'activité « est incluse dans l'assurance multirisques ou proposée par contrat séparé » ; la responsabilité envers le propriétaire et les voisins relève d'une garantie distincte, souvent réunie dans le même contrat : à vérifier au devis. Côté activité : la perte d'exploitation, et pour les commerçants la perte de valeur du fonds de commerce.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, franceassureurs.fr

Couvert, en option, exclu ou à assurer ailleurs

✓Incendie, explosion, foudre
✓Dégâts des eaux
✓Tempête : garantie obligatoire dès que l'incendie est couvert
✓Catastrophes naturelles, après arrêté interministériel
✓Attentats et actes de terrorisme
✓Responsabilité civile d'exploitation : clients et visiteurs, prestation comprise (en général incluse)
✓Risques locatifs et recours des voisins
○Vol et vandalisme, sous conditions de protection
○Bris de glace : vitrines, enseignes
○Perte d'exploitation (marge brute et frais supplémentaires)
○Perte de valeur vénale du fonds de commerce
○Bris de machine : four, chambre froide, informatique
○Marchandises en chambre froide après une panne
○Protection juridique
✗Erreur de conseil ou d'exécution causant une perte financière : RC professionnelle
✗Dommages causés par vos produits après la vente, sans extension RC produits
✗Disparition inexpliquée, vol sans effraction ni violence
✗Usure, défaut d'entretien, infiltrations répétées
✗Véhicules de l'entreprise : contrat auto pro

Prix d'une multirisque pro par activité en 2026

ActivitéBudget annuel TTC estiméCe qui fait monter la prime
Cabinet paramédical exercé seul (infirmier, kinésithérapeute)200 à 600 €Matériel médical, informatique
Bureau, agence de moins de 80 m²300 à 700 €Matériel informatique, aménagements
Commerce non alimentaire courant600 à 1 800 €Stock, vitrine, exigences antivol
Coiffure, esthétique500 à 1 300 €Nombre de postes, matériel, produits
Fleuriste450 à 1 100 €Chambre froide, stock périssable, vitrine
Boulangerie-pâtisserie1 000 à 2 800 €Four, fournil, froid, perte d'exploitation
Restaurant, bar, café1 000 à 4 500 €Friteuse, hotte, terrasse, perte d'exploitation

Estimations E-Courtage Conseils (septembre 2026) pour un établissement de moins de 150 m² en Île-de-France, garanties dommages et responsabilité civile ; les bornes hautes intègrent la perte d'exploitation et des capitaux élevés. Les commerces à stock de valeur (bijoux, optique, électronique) sont étudiés au cas par cas. Fourchettes indicatives, à confirmer par devis.

Combien coûte une multirisque professionnelle ?

De 300 à 700 € par an pour un bureau, 600 à 1 800 € pour une boutique et jusqu'à 4 500 € pour un restaurant, selon nos estimations 2026. L'activité pèse plus que la surface : une friteuse coûte plus cher qu'une vitrine.

Cinq critères font la prime : l'activité, qui fixe le risque d'incendie ; les capitaux assurés (contenu, aménagements, bâtiment si vous êtes propriétaire hors copropriété) ; la perte d'exploitation et sa durée ; l'adresse, car la fréquence des vols et des dégâts des eaux varie d'un quartier à l'autre ; vos protections enfin (alarme, rideau métallique, extincteurs vérifiés, installation électrique contrôlée). Un piège fréquent tient moins au tarif qu'à une activité mal décrite : un traiteur déclaré en épicerie fine, un salon qui vend aussi des produits. Une activité non déclarée peut ne pas être garantie du tout ; au mieux, une déclaration inexacte faite de bonne foi réduit l'indemnité en proportion de la prime qui aurait été due (article L113-9 du Code des assurances).

Sources : legifrance.gouv.fr, franceassureurs.fr

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Décrivez votre local et votre activité : nous consultons les assureurs de notre panel qui acceptent votre métier, avec le même cahier des charges pour tous. Réponse sous 24 h ouvrées, sans engagement.

Comment éviter la règle proportionnelle ?

En assurant vos biens à leur vraie valeur. Si le contenu vaut plus que le capital garanti au jour du sinistre, vous restez votre propre assureur pour l'excédent et l'indemnité baisse dans la même proportion (article L121-5).

Exemple : vous déclarez 40 000 € de matériel et de stock, l'expert en constate 80 000 €. Pour un dégât des eaux de 20 000 €, l'assureur ne vous doit que la moitié, 10 000 €, avant franchise. Pour l'éviter, faites l'inventaire à la valeur de remplacement, ou en valeur à neuf si le contrat le prévoit, et non à la valeur comptable amortie ; incluez les aménagements et embellissements, et prenez le stock au pic de saison plutôt qu'en moyenne. Réévaluez le capital mobilier chaque année et à chaque investissement. L'article L121-5 autorise une convention contraire : c'est le cas des garanties « au premier risque », courantes pour le contenu, ou des clauses de tolérance. Faites-le préciser par écrit au devis.

Sources : legifrance.gouv.fr

Comment fonctionne la garantie perte d'exploitation ?

Elle compense la marge brute perdue pendant l'arrêt ou le ralentissement de l'activité, et les frais engagés pour en limiter les conséquences. Elle suppose un dommage matériel garanti ; sans dommage chez vous, seules des extensions négociées jouent.

La marge brute correspond au chiffre d'affaires diminué des charges variables. L'assureur applique votre taux de marge brute à la baisse du chiffre d'affaires, puis ajoute les frais supplémentaires : local provisoire, matériel de remplacement, publicité pour retrouver la clientèle. France Assureurs recommande une période d'indemnisation de douze à dix-huit mois minimum, parce que la reconstruction et le remplacement du matériel sont souvent longs : de plusieurs mois à un ou deux ans après un sinistre grave. Sur un contrat simplifié, l'assureur applique un taux forfaitaire par métier, qui peut être de 60 % pour une boulangerie selon France Assureurs. En cas de catastrophe naturelle, une franchise légale reste à votre charge : trois jours ouvrés d'activité, avec un minimum de 1 140 €, ou la franchise du contrat si elle est plus élevée (article A125-6-5 du Code des assurances).

Sources : franceassureurs.fr, franceassureurs.fr, legifrance.gouv.fr

Dégât des eaux venu du voisin du dessus : qui paie ?

Votre multirisque, au titre des dégâts des eaux. Jusqu'à 1 600 € HT de dommages par local, la convention IRSI vaut aussi pour les locaux professionnels, sans recours entre assureurs ; au-delà, ils en sortent et le droit commun s'applique.

Chez un particulier comme dans une boutique, la convention IRSI confie le dossier à un assureur gestionnaire : celui de l'occupant du local sinistré. Jusqu'à 1 600 € HT de dommages matériels et de frais par local, elle vaut pour tous les locaux, professionnels compris (seules les chambres d'hôtel et d'hôtes en sont exclues), et les assureurs renoncent entre eux à tout recours. Entre 1 600 et 5 000 € HT, elle exclut les locaux à usage autre qu'habitation : pour une boutique ou un cabinet, c'est alors le droit commun, et votre assureur exerce un recours contre l'assureur du voisin. Trois réflexes : déclarer dans le délai du contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (article L113-2) ; photographier avant de nettoyer ; garder les factures du matériel et du stock abîmés.

Sources : urcc-aura.com, legifrance.gouv.fr

Multirisque ou RC professionnelle : faut-il les deux ?

Souvent, pas toujours. La multirisque couvre en général la RC d'exploitation, y compris un client blessé pendant une prestation ; la RC professionnelle couvre surtout les erreurs de conseil ou d'exécution qui causent une perte financière.

Un commerçant dont le risque est surtout matériel (stock, vitrine, local) trouve l'essentiel dans une multirisque bien construite. Dès que votre valeur ajoutée est un conseil ou une prestation intellectuelle, comme pour un consultant ou une agence, la RC professionnelle devient le contrat central et le local ne pèse plus grand-chose. Deux zones grises sont à vérifier. La RC après livraison, d'abord : un client intoxiqué par un produit vendu en boulangerie ou au restaurant relève de la responsabilité du fait des produits, qui n'est pas toujours incluse. Les biens confiés, ensuite : vêtements en retouche, objets en réparation. Notre comparatif RC pro ou multirisque détaille les cas limites.

Sources : franceassureurs.fr

Quelle couverture pour votre situation ?

Cinq situations fréquentes, et ce que nous recommandons dans chacune.

Pourquoi passer par un courtier pour sa multirisque pro ?

Parce que deux contrats au même prix peuvent indemniser très différemment le même sinistre. Un courtier compare les franchises, les plafonds, les exclusions et les conditions de prévention, pas seulement la prime.

Service-Public Entreprendre le note : le recours à un courtier « peut être particulièrement utile » lorsque l'activité présente des risques spécifiques ou nécessite plusieurs contrats. C'est souvent le cas en commerce : un restaurant cumule risque d'incendie, perte d'exploitation et RC après livraison, une boulangerie y ajoute le bris de machine, un fleuriste la chambre froide. E-Courtage Conseils est un cabinet de courtage indépendant inscrit à l'ORIAS sous le n° 240 082 22, en activité depuis 2018 et installé à Paris 5e, qui consulte un panel de 60 assureurs. Nous montons le dossier, faisons préciser par écrit les points qui comptent au moment du sinistre, et restons votre interlocuteur quand il faut déclarer.

Sources : entreprendre.service-public.gouv.fr

Comment nous construisons votre multirisque

1

Décrire votre activité et votre local

Activité exacte, surface, statut de locataire ou de propriétaire, copropriété ou non, clause d'assurance du bail, sinistres des cinq dernières années.

2

Chiffrer les capitaux

Contenu à la valeur de remplacement, aménagements, stock au pic de saison, marge brute pour la perte d'exploitation.

3

Consulter les assureurs adaptés

Nous interrogeons les assureurs de notre panel qui acceptent votre activité, sur le même cahier des charges.

4

Comparer au-delà de la prime

Franchises, plafonds, exclusions, mesures de prévention exigées et durée de la perte d'exploitation.

5

Mettre en place et ajuster

Signature, attestation pour le bailleur ou la banque, puis réajustement des capitaux à chaque échéance.

Une multirisque construite pour votre activité

Un courtier compare les offres de notre panel de 60 assureurs et vous rappelle sous 2 h ouvrées. Sans engagement.

Vérifié le 30 septembre 2026

Multirisque Professionnelle

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Courtier inscrit à l'ORIAS sous le n° 240 082 22

Multirisque Professionnelle : tarif indicatif par métier

Fourchettes indicatives selon l’activité. Votre tarif réel dépend de votre chiffre d’affaires, de vos antécédents et des garanties choisies — obtenez le vôtre en 2 minutes.

  • Infirmier200 €/an (estimation)

    Dégât des eaux au cabinet · Vol de matériel dans le véhicule en tournée

    Obtenir mon devis
  • Fleuriste450 €/an (estimation)

    Panne de chambre froide · Dégât des eaux

    Obtenir mon devis
  • Boulanger1 000 €/an (estimation)

    Incendie du fournil · Panne du four ou du froid

    Obtenir mon devis
  • Coiffeur500 €/an (estimation)

    Dégât des eaux des bacs · Incendie d'origine électrique

    Obtenir mon devis
  • Commerçant600 €/an (estimation)

    Vol avec effraction · Bris de vitrine

    Obtenir mon devis
  • Restaurateur1 000 €/an (estimation)

    Feu de cuisine · Dégât des eaux

    Obtenir mon devis

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Questions fréquentes

Retrouvez les réponses aux questions les plus posées par nos clients

Que couvre une multirisque professionnelle ?

Vos biens (locaux, matériel, stock), votre responsabilité civile d'exploitation envers les tiers et, selon la formule, la perte d'exploitation après sinistre.

La multirisque pro est-elle obligatoire ?

Pas en tant que telle : un locataire doit assurer son local, le bail l'exige presque toujours. Propriétaire : conseillé, et RC obligatoire en copropriété.

Comment estimer le capital mobilier à assurer pour son entreprise ?

Inventoriez matériel, mobilier, aménagements et stock à leur valeur de remplacement, le stock au pic de saison. Sous-évaluer déclenche la règle proportionnelle.

Peut-on résilier sa multirisque pro à tout moment ?

Pas encore : la loi du 26 mai 2026 l'ouvrira aux TPE-PME, après un an, pour les contrats conclus ou reconduits après son décret. D'ici là, à l'échéance.

La perte d'exploitation couvre-t-elle une fermeture sans dommage matériel ?

Non en garantie de base : il faut un dommage matériel garanti. Des extensions couvrent l'accès impossible aux locaux ou la carence d'un fournisseur sinistré.

Quel délai pour déclarer un sinistre à son assureur professionnel ?

Au moins cinq jours ouvrés selon le contrat, deux pour un vol, trente jours après l'arrêté pour une catastrophe naturelle. Un retard doit avoir lésé l'assureur.

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