
Prévoyance collective d'entreprise : obligations et garanties 2026
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La prévoyance collective couvre vos salariés en cas d'arrêt de travail, d'invalidité et de décès. Elle est obligatoire pour les cadres : vous financez seul une cotisation de 1,50 % de la tranche 1, affectée en priorité au décès (ANI du 17 novembre 2017). Pour les non-cadres, l'obligation dépend de votre convention collective.
La prévoyance d'entreprise est-elle obligatoire ?
Oui pour les cadres : l'employeur souscrit une prévoyance et finance seul une cotisation de 1,50 % de la tranche 1 (ANI du 17 novembre 2017). Pour les non-cadres, aucune obligation générale — c'est votre convention collective qui décide.
L'obligation cadres vise tout salarié relevant des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI. La cotisation reste à votre charge exclusive : le salarié n'y participe pas. Elle protège d'abord sa famille, puisque plus de la moitié doit financer le risque décès.
Pour les non-cadres, la loi n'impose rien de général. De nombreuses conventions collectives (Syntec, BTP, HCR, métallurgie) fixent toutefois un régime minimal à respecter. Un courtier indépendant lit votre branche et calibre les garanties par catégorie objective.
Exemple : une PME de huit salariés avec deux cadres doit couvrir ces deux cadres dès leur embauche, même sans convention collective l'imposant pour les autres.
Sources : legifrance.gouv.fr
Au décès d'un cadre, l'employeur qui n'a pas souscrit la couverture prévoyance requise doit verser à ses ayants droit une somme égale à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale en vigueur au décès (ANI du 17 novembre 2017, article 1er, rendu obligatoire par l'arrêté d'extension du 27 juillet 2018).
Le cadre légal de la prévoyance collective
Prévoyance des cadres — ANI du 17 novembre 2017. Il reprend l'article 7 de la convention collective des cadres du 14 mars 1947 : cotisation de 1,50 % de la tranche 1, à la charge exclusive de l'employeur, dont plus de la moitié affectée au décès.
Extension à tous les employeurs. L'accord a été étendu et élargi par l'arrêté du 27 juillet 2018 (JO du 14 août 2018) : il s'impose désormais à toute entreprise entrant dans son champ.
Liberté de choix (art. L912-1). Votre convention de branche peut recommander un organisme après mise en concurrence, mais ne peut jamais vous imposer de souscrire chez lui.
Que couvre la cotisation prévoyance de 1,50 % des cadres ?
La cotisation de 1,50 % porte sur la tranche 1 (rémunération sous le plafond de la Sécurité sociale). Elle est à votre charge exclusive et finance en priorité le décès : plus de la moitié doit y être affectée (ANI du 17 novembre 2017).
Le reste de la cotisation couvre l'incapacité de travail et l'invalidité du cadre. C'est un socle minimal : rien ne vous empêche d'aller au-delà, et beaucoup de conventions collectives l'exigent. La CSG-CRDS s'applique à cette contribution patronale ; le forfait social au taux de 8 %, en revanche, ne vise que les entreprises d'au moins 11 salariés — celles de moins de 11 salariés en sont exonérées.
Cette cotisation ne se confond pas avec la mutuelle santé. Elle protège le revenu et la famille, pas les frais de soins. Un cadre absent longtemps ou décédé ouvre des droits calculés sur son salaire de référence, versés à lui-même en invalidité ou à ses proches en cas de décès.
Sources : legifrance.gouv.fr, urssaf.fr
Dirigeant ou employeur : qui relève de la prévoyance collective ?
Votre statut détermine le contrat qui vous protège. Trois situations, trois réponses.
Si Si vous employez des salariés, cadres ou non-cadres
→ alors Mettez en place un régime collectif : obligatoire pour les cadres (1,50 % de la tranche 1), et selon votre convention collective pour les non-cadres.
Si Si vous êtes dirigeant assimilé salarié (président de SAS, gérant minoritaire de SARL)
→ alors Vous pouvez être rattaché au contrat collectif de votre entreprise et couvert par les mêmes garanties que vos salariés.
Si Si vous êtes travailleur non salarié (gérant majoritaire, entrepreneur individuel)
→ alors Le régime collectif ne vous couvre pas : orientez-vous vers une prévoyance individuelle Madelin, adaptée aux indépendants. voir la page
Les garanties d'une prévoyance collective
Indemnités journalières
Un revenu complémentaire pendant l'arrêt de travail, au-delà des indemnités de la Sécurité sociale et du maintien légal.
Rente d'invalidité
Un revenu de remplacement si le salarié est classé en invalidité par la Sécurité sociale.
Capital décès
Un capital versé aux bénéficiaires désignés, majoré selon la situation familiale du salarié.
Rente de conjoint
Un revenu régulier pour le conjoint survivant, souvent servi jusqu'à sa retraite.
Rente éducation
Une rente qui finance les études des enfants à charge jusqu'à la fin de leur scolarité.
Garanties d'assistance
Aide à domicile, garde d'enfants et soutien psychologique inclus dans la plupart des contrats.
C'est quoi la prévoyance dans une entreprise ?
La prévoyance d'entreprise est un contrat collectif qui protège le revenu et la famille de vos salariés face à l'arrêt de travail, l'invalidité et le décès. La mutuelle, elle, rembourse seulement les frais de soins.
Concrètement, deux dispositifs distincts coexistent dans l'entreprise. La mutuelle d'entreprise obligatoire prend en charge le ticket modérateur, l'optique ou le dentaire. La prévoyance, elle, verse des indemnités et des capitaux quand un salarié ne peut plus travailler ou disparaît. L'une soigne, l'autre remplace le salaire.
La confusion est fréquente, surtout côté indépendants. Pour trancher, comparez les deux logiques dans notre analyse prévoyance ou mutuelle. Exemple : un salarié en arrêt de six mois est remboursé de ses médicaments par la mutuelle, mais c'est la prévoyance qui compense la perte de salaire.
Sources : klesia.fr
Votre régime collectif est-il conforme ?
Courtier indépendant, nous comparons les organismes du marché collectif et vérifions votre acte de mise en place par catégorie. Audit sans engagement, réponse sous 24 h ouvrées.
Prévoyance des non-cadres : que prévoit votre convention collective ?
Pour les non-cadres, aucune loi n'impose de prévoyance générale. C'est votre convention collective qui peut rendre un régime obligatoire et fixer les garanties minimales : arrêt de travail, invalidité, décès. À vérifier branche par branche.
Les branches du BTP, des HCR, de la métallurgie ou de la propreté imposent des socles de prévoyance parfois étendus à tous les salariés. Le niveau exigé varie fortement : franchise, taux d'indemnisation, capital décès. Vérifiez votre IDCC sur code.travail.gouv.fr avant toute décision. Un régime non conforme expose l'employeur à un rappel de cotisations URSSAF.
Point clé : votre branche peut recommander un organisme, jamais l'imposer (art. L912-1). Depuis la censure des clauses de désignation en 2013, vous restez libre de souscrire ailleurs, à condition de respecter les garanties minimales de la branche. Un courtier compare ces socles et trouve mieux à garanties égales.
Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr
Niveaux de garanties de prévoyance par poste
| Poste de garantie | Socle conventionnel | Intermédiaire | Renforcé★ Recommandée |
|---|---|---|---|
| Incapacité de travail (arrêt) | Indemnités après franchise longue | Franchise réduite, complément renforcé | Franchise courte, maintien élevé du revenu |
| Invalidité | Rente selon catégorie Sécurité sociale | Rente majorée | Rente majorée + invalidité partielle |
| Capital décès | Capital de base | Capital majoré selon la famille | Capital renforcé + doublement accidentel |
| Rente de conjoint | Non systématique | Rente temporaire | Rente viagère |
| Rente éducation | Non systématique | Rente par enfant à charge | Rente par enfant, montant renforcé |
| Assistance | Limitée | Aide à domicile incluse | Assistance étendue + soutien psychologique |
Niveaux de garanties indicatifs par poste, hors montants de cotisation. Le contenu exact dépend de votre convention collective et du contrat — à confirmer par devis.
Quand l'employeur doit-il verser la prévoyance ?
L'obligation de prévoyance des cadres s'applique dès l'embauche du premier cadre, sans condition d'ancienneté. Vous payez la cotisation de 1,50 % dès le premier jour — le défaut de couverture se révèle au décès ou à l'arrêt.
La cotisation est mensuelle et versée à l'organisme assureur, comme les autres charges sociales. Elle suit le salaire : elle porte sur la tranche 1, c'est-à-dire la part de rémunération sous le plafond de la Sécurité sociale. Aucun délai de carence ne s'applique à cette obligation : elle naît avec le contrat de travail du cadre.
Le moment critique est le sinistre. Si un cadre décède alors que vous n'avez pas souscrit, vous devez personnellement trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale à ses ayants droit. Mettre le contrat en place tôt, et conserver l'acte écrit, est la seule protection.
Sources : legifrance.gouv.fr
Décès du salarié : capital, rente de conjoint et rente éducation
Au décès d'un salarié couvert, la prévoyance verse un capital aux bénéficiaires, une rente au conjoint et une rente éducation aux enfants. Chez les cadres, ce risque décès est financé en priorité par la cotisation de 1,50 %.
Le capital décès est souvent exprimé en pourcentage du salaire annuel et majoré selon la situation familiale : marié, enfants à charge. Les bénéficiaires sont ceux que le salarié a désignés, à défaut ses proches selon l'ordre prévu au contrat. Exemple : au décès d'un salarié parent de deux enfants, la famille perçoit un capital, une rente de conjoint et deux rentes éducation.
La rente éducation finance la scolarité des enfants jusqu'à la fin de leurs études, tandis que la rente d'invalidité protège le salarié de son vivant s'il devient invalide. Ces garanties transforment un capital ponctuel en revenus durables pour la famille.
Sources : legifrance.gouv.fr
Checklist : mettre en place une prévoyance collective en règle
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Nous accompagnons vos salariés et leurs ayants droit au moment de l'arrêt de travail ou du décès.
Cadres et non-cadres
Un régime calibré par catégorie objective, dans le respect de votre convention collective.
Après la rupture du contrat de travail (hors faute lourde) ouvrant droit à l'assurance chômage, le salarié conserve gratuitement sa complémentaire santé et sa prévoyance d'entreprise pendant une durée égale à celle de son dernier contrat, dans la limite de 12 mois (art. L911-8 du code de la sécurité sociale). L'employeur doit l'en informer via le certificat de travail.
Le maintien légal ne suffit pas. La loi de mensualisation garantit 90 % puis 66,66 % du salaire aux salariés d'au moins un an d'ancienneté, pendant des durées limitées. La convention collective peut être plus favorable (carence réduite, 100 % du salaire). Au-delà de ces droits, seule la prévoyance collective évite la chute de revenu.
Dirigeant, salarié ou indépendant ? Le président de SAS et le gérant minoritaire, assimilés salariés, entrent dans le régime collectif de l'entreprise ; les y rattacher optimise leur protection sociale. Le gérant majoritaire et l'entrepreneur individuel relèvent des indépendants : leur protection passe par un contrat Madelin dédié aux TNS, détaillé dans notre guide de la prévoyance TNS. La frontière entre salariés et TNS conditionne le régime social et fiscal applicable.

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La prévoyance d'entreprise est-elle obligatoire pour tous les salariés ?
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Sources : ameli.fr, legifrance.gouv.fr