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Mutuelle obligatoire en restaurant : extras et saisonniers

Convention collective — IDCC 1979 · hôtels, cafés, restaurants (HCR)

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Mis à jour le Par Eyal Chelly, fondateur, courtier en assurance

Régimes obligatoires de la branche

Ce que la convention collective impose en frais de santé et en prévoyance.

Frais de santé (mutuelle)

Régime facultatif

Informations détaillées à venir.

Prévoyance

Régime facultatif

Informations détaillées à venir.

Les modalités précises sont en cours de vérification auprès des textes de la branche.

Votre devis conforme à cette convention

Gratuit et sans engagement. Réponse sous 24 h ouvrées.

La mutuelle est-elle obligatoire dans mon restaurant ?

Oui, dès votre premier salarié, apprenti et extra compris. La restauration l'impose depuis le 1er janvier 2011, cinq ans avant la loi qui a généralisé la mutuelle d'entreprise. La prévoyance s'y ajoute : deux contrats distincts.

L'obligation ne date pas de 2016. Elle vient d'un accord de branche du 6 octobre 2010, étendu par arrêté et applicable au 1er janvier 2011. Une mutuelle d'entreprise conforme est donc due depuis quinze ans dans les cafés, hôtels et restaurants.

Tout le personnel est concerné, sans condition d'ancienneté : la salle, la cuisine, la plonge, les apprentis, les extras du week-end. Un établissement de deux personnes a exactement les mêmes obligations qu'un hôtel de cinquante.

Une exception à connaître : la restauration rapide en libre-service relève d'une autre convention et sort de ce régime. Reste la question que tout le monde pose en premier — combien cela coûte, par salarié et par mois.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Ce que votre équipe vous coûte chaque mois, en 2026

Votre équipeSanté : cotisation du mois (estimation)Votre part santé (50 %)Votre part prévoyance
1 salarié30 à 45 €15 à 22,50 €6,14 €
3 salariés90 à 135 €45 à 67,50 €18,42 €
5 salariés150 à 225 €75 à 112,50 €30,70 €
10 salariés300 à 450 €150 à 225 €61,40 €
Un extra ou un saisonnierMême cotisation, dès le 1er jour50 %, sans carenceMême règle
Un contrat d'un mois maximum, dispensé par écritVersement santé : 22,27 € de référence100 % à votre chargePrévoyance due

Colonne santé : estimation E-Courtage Conseils pour un contrat au niveau du socle conventionnel, à confirmer par devis — la convention impose une répartition et des garanties minimales, mais plus aucun montant depuis 2022. Colonne prévoyance : calcul E-Courtage Conseils à partir du taux conventionnel de 0,86 % (avenant n° 2 du 10 mai 2021, étendu), appliqué à un salaire brut de 2 000 € et à la répartition réelle du texte. Aucun assureur n'est nommé : les écarts de prix se jouent sur les garanties, pas sur une marque.

Combien ça me coûte par salarié, et qui paie quoi ?

Deux cotisations, deux règles. En santé, la convention impose un partage strict à parts égales, mais ne fixe plus aucun montant depuis 2022 : le prix se négocie. En prévoyance, le taux est écrit : 0,86 % du salaire brut.

Le dernier texte étendu sur le financement fixait 14 € par mois de chaque côté, jusqu'au 31 décembre 2021. Depuis, la convention ne fixe plus rien. Un taux en pourcentage circule ailleurs : il vient d'un accord jamais étendu, dénoncé en août 2022.

Le taux de prévoyance s'applique au brut sous le plafond de la sécurité sociale, soit presque tout le salaire dans le métier. Le partage n'y est pas égal : sur l'incapacité et l'invalidité, votre salarié supporte quatre cinquièmes. Sur un brut de 2 000 €, cela fait 6,14 € pour vous et 11,06 € pour lui.

Un piège de paie : la cotisation santé est un forfait mensuel. Un temps partiel paie autant qu'un temps plein. Pour comparer hors branche, voyez le coût d'une mutuelle par salarié.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Le minimum de la convention face aux vrais risques d'un restaurant

Le risqueCe que la convention impose au minimumCe qui reste découvert
Arrêt long après une brûlure ou une coupure70 % du brut, à partir du 91e jour seulementLes 90 premiers jours ne déclenchent rien côté prévoyance
Les trois premiers mois d'arrêtLe maintien de salaire de l'employeur prend le relaisIl exige un an d'ancienneté, et la loi en exclut les saisonniers
Dos, épaule ou poignet qui lâchentRente de 45 % en 1re catégorie, 70 % en 2e et 3eEn 1re catégorie : 45 % du brut, et un poste à aménager
Décès d'un salariéCapital de 150 % du salaire de référence, plus une rente éducationMoins de deux ans de salaire pour la famille ; le capital se remonte au contrat
Optique, dentaire, audioprothèsesSocle aligné sur le 100 % santé depuis le 1er janvier 2020Les dépassements d'honoraires dépendent du contrat, pas de la convention
Rotation rapide des équipesAffiliation dès la date d'embauche, sans carence, pour chacunUn extra non déclaré à l'assureur, c'est un salarié non couvert le jour de l'accident
Un chef ou un directeur au statut cadreObligation distincte : 1,50 % du salaire sous plafond, à votre charge seuleDeux textes différents : faites vérifier comment votre contrat s'impute sur chacun

Garanties de prévoyance : article 18 de l'avenant n° 1 du 13 juillet 2004, dans sa rédaction issue de l'avenant n° 27 du 13 octobre 2017. Socle santé : avenant n° 9 du 15 novembre 2019, aligné sur le 100 % santé — son tableau chiffré n'est pas publié sur Légifrance, il se lit contrat en main. Colonne de droite : lecture E-Courtage Conseils des besoins propres au métier, à arbitrer avec un conseiller.

Le minimum de la convention suffit-il à couvrir mon équipe ?

Il vous met en règle, il ne met pas votre équipe à l'abri. Le trou le plus visible : en arrêt de travail, la prévoyance de branche ne verse rien avant le 91e jour. Trois mois pendant lesquels le relais tient au maintien de salaire.

Ce relais n'est pas acquis à tout le monde. Il exige un an d'ancienneté, et la loi en exclut les saisonniers. Dans un métier où les équipes tournent vite, beaucoup de salariés restent à découvert pendant trois mois.

Côté santé, la convention impose un socle aligné sur le 100 % santé depuis le 1er janvier 2020, au-dessus du minimum légal. Son tableau chiffré ne figure pas sur Légifrance : il se lit contrat en main, poste par poste.

Le reste est un arbitrage : franchise ramenée à 30 ou 60 jours, capital décès remonté, dépassements d'honoraires pris en charge. C'est là que notre équipe travaille, prévoyance collective comprise.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Votre contrat actuel, vérifié en deux minutes

Tout le monde est affilié

l'extra du samedi et le saisonnier de l'été figurent bien sur la liste, dès leur premier jour.

La prévoyance existe, à part

un contrat distinct de la mutuelle, avec capital décès et rente éducation.

La franchise est connue

l'indemnisation de l'arrêt de travail démarre au 91e jour ; vous savez ce qui se passe avant.

Le partage santé est à 50/50

le bulletin de paie affiche la même somme de chaque côté.

La prévoyance, elle, n'est pas à 50/50

sur l'incapacité et l'invalidité, le salarié supporte quatre cinquièmes.

La DUE est écrite et remise

votre décision de mise en place existe sur papier, salarié par salarié.

Les dispenses sont à jour

chacune signée, datée, et renouvelée cette année.

Mes extras et mes saisonniers doivent-ils être couverts ?

Oui, dès leur premier jour de travail, sans délai de carence. Aucun régime particulier ne subsiste pour eux : l'article de la convention qui les visait est abrogé. Seul un contrat d'un mois au maximum ouvre une dispense, sur demande écrite.

Le code de la sécurité sociale va plus loin : il ouvre la dispense à tout contrat court, si votre décision de mise en place l'a prévue. La convention, elle, s'arrête à un mois. Un saisonnier de quatre mois n'est pas dispensable de plein droit.

Pour un contrat de trois mois ou moins, la dispense s'accompagne du versement santé : une aide mensuelle versée à la place de la mutuelle. Montant de référence 2026 : 22,27 €, majoré pour un contrat court.

La portabilité, elle, est doublée par la convention : un contrat de quatre mois ouvre huit mois de couverture gratuite après le départ, dans la limite de douze. Reste l'angle mort : la loi exclut les saisonniers du maintien de salaire.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Votre contrat couvre-t-il vraiment vos extras ?

Envoyez-nous votre tableau de garanties et votre dernier appel de cotisation. Nos conseillers vous disent en une page ce qui est conforme, ce qui manque, et où se situe votre cotisation. Gratuit, sans engagement, réponse sous 24 heures ouvrées.

Pourquoi confier votre régime collectif à notre équipe

  • Cabinet indépendant, immatriculé ORIAS

    E-Courtage Conseils est un courtier en assurance indépendant immatriculé à l'ORIAS sous le n° 240 082 22 et contrôlé par l'ACPR.

  • Aucun assureur privilégié

    Notre équipe compare à égalité les institutions de prévoyance, les mutuelles et les assureurs du marché collectif. Aucun n'est notre partenaire, aucun ne vous est imposé par la convention.

  • La convention des restaurants lue ligne à ligne

    Nous partons de l'accord du 6 octobre 2010 et de l'avenant n° 2 du 10 mai 2021, pas d'un tableau générique : affiliation dès l'embauche, partage à parts égales en santé, taux réel de prévoyance.

  • Le dossier qu'un contrôle réclame

    Décision de mise en place écrite et remise, dispenses signées et datées, notice d'information : nous vérifions ces pièces avant de parler tarif.

  • Rappel sous 2 heures ouvrées

    Laissez votre numéro, nos conseillers vous rappellent sous 2 heures ouvrées. Toute demande écrite reçoit une réponse sous 24 heures ouvrées.

Puis-je choisir mon assureur, ou la convention me l'impose-t-elle ?

Vous choisissez, librement. Aucune convention ne peut imposer un assureur unique : le Conseil constitutionnel a censuré ces clauses en 2013. Une branche peut recommander un organisme, jamais l'obliger. Votre contrat se remet en concurrence.

Concrètement, vous avez une vraie marge de manœuvre. La convention fixe des garanties minimales et une répartition ; elle ne dit pas chez qui souscrire. Vous pouvez changer d'assureur à garanties au moins équivalentes, sans sortir du cadre conventionnel.

C'est exactement le travail d'un courtier indépendant. Notre équipe interroge les institutions de prévoyance, les mutuelles et les assureurs du marché collectif, sans en privilégier aucun, puis vous explique l'écart entre les propositions — garantie par garantie, pas prix global contre prix global.

Un conseil de méthode : comparez sur la même base. Le socle de la convention d'abord, les options ensuite. Votre contrat collectif santé et votre prévoyance se négocient séparément.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Mettre en place ou changer votre contrat, dans l'ordre

  1. Vérifiez d'abord que vous relevez bien de cette convention : elle couvre les hôtels, les cafés et les restaurants, et exclut la restauration rapide en libre-service. Son numéro, IDCC 1979, figure sur vos bulletins de paie.Source : Légifrance — accord du 6 octobre 2010, art. 3
  2. Listez tout le monde : salle, cuisine, apprentis, extras et saisonniers. L'affiliation part de la date d'embauche, sans délai de carence ni condition d'ancienneté.Source : Légifrance — accord du 6 octobre 2010, art. 5
  3. Demandez à votre assureur actuel le tableau de garanties et le dernier appel de cotisation détaillé : sans ces deux pièces, aucune comparaison n'est possible.
  4. Comparez à garanties égales : le socle de la convention d'abord, les options ensuite. Un prix global contre un autre prix global ne veut rien dire.
  5. Écrivez ou mettez à jour votre décision unilatérale, la DUE : l'acte qui instaure le régime, remis à chaque salarié. C'est là que se listent les dispenses que vous pourrez opposer.Source : Légifrance — art. L911-1 du code de la sécurité sociale
  6. Recueillez les dispenses par écrit avant l'affiliation, puis faites-les renouveler chaque année : sans écrit, le salarié est affilié d'office.Source : Légifrance — art. R242-1-6 du code de la sécurité sociale
  7. Repassez le contrat en revue chaque année : le montant de référence du versement santé est refixé chaque janvier, et aucun texte de branche étendu ne fixe plus de tarif santé depuis 2021.Source : Légifrance — JORF, arrêté du 21 juillet 2025

Vous tenez l'établissement, ou vous y travaillez ?

Deux lectures de la même convention. Prenez la vôtre.

Votre situation

Si vous embauchez votre premier salarié, votre premier apprenti ou votre premier extra

Mettez la santé et la prévoyance en place avant sa date d'entrée, puis écrivez votre décision de mise en place. Il n'y a ni carence ni condition d'ancienneté : l'affiliation part du premier jour.

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Votre situation

Si votre établissement n'ouvre qu'une partie de l'année

Affiliez vos saisonniers dès leur premier jour, puis laissez jouer la portabilité à leur départ. À la saison suivante, l'affiliation repart à la date d'embauche, sans nouveau délai. Envoyez-nous votre contrat si le doute persiste.

Parler à un conseiller

Votre situation

Si vous êtes salarié et que vous voulez refuser la mutuelle de l'établissement

Le refus n'est possible que dans les cas prévus, notamment si la mutuelle obligatoire de votre conjoint vous couvre déjà. La demande se fait par écrit auprès de votre employeur, avec le justificatif.

Votre situation

Si votre contrat de saison se termine

Vous gardez gratuitement la santé et la prévoyance, pour le double de la durée de votre contrat et dans la limite de douze mois. Ensuite, la convention prévoit un maintien à titre individuel pour les anciens salariés au chômage, en invalidité ou à la retraite.

Mon salarié peut-il refuser la mutuelle du restaurant ?

Seulement dans des cas précis, et toujours par écrit. Le plus fréquent en salle : il est déjà couvert par la mutuelle obligatoire de son conjoint. Il vous remet une attestation, que vous conservez dans son dossier. Elle n'est jamais automatique.

La liste n'est pas ouverte. Le code de la sécurité sociale en prévoit trois de droit : la complémentaire santé solidaire, un contrat individuel jusqu'à son échéance, une couverture obligatoire par ailleurs. Les autres supposent que votre décision de mise en place les prévoie.

En restauration, un cas revient sans cesse : le salarié qui cumule deux employeurs. S'il est déjà affilié ailleurs à un régime obligatoire, il peut demander la dispense. Encore faut-il le justificatif, et il vaut mieux le redemander chaque année.

Le point qui se retourne contre l'employeur est toujours le même : la preuve. Sans demande écrite et datée, votre salarié est réputé affilié. Voyez les cas de dispense en détail.

Sources : legifrance.gouv.fr, service-public.gouv.fr

Le régime obligatoire de frais de santé de la branche des hôtels, cafés et restaurants est institué par l'accord du 6 octobre 2010, avec effet au 1er janvier 2011, étendu par arrêté du 17 décembre 2010 publié au Journal officiel du 24 décembre 2010. La complémentaire santé était donc obligatoire dans la branche cinq ans avant la généralisation légale du 1er janvier 2016.

Les garanties prennent effet à la date d'embauche du salarié : la condition antérieure d'un mois civil entier d'ancienneté a été supprimée. Les seules dispenses prévues par l'accord, sur demande écrite du salarié, visent les contrats à durée déterminée n'excédant pas un mois, ainsi que les salariés à temps partiel et les apprentis dont la cotisation atteindrait 10 % de leur rémunération brute.

Le dernier texte étendu qui traite du financement de la santé fixe des montants jusqu'au 31 décembre 2021 seulement — au plus 14 € par mois à la charge du salarié, au moins 14 € à la charge de l'employeur — puis renvoie la fixation des cotisations à l'accord entre les employeurs et l'organisme assureur. La répartition reste de 50 % employeur et 50 % salarié, et la cotisation est un forfait mensuel par salarié, non réduit au prorata pour un temps partiel.

L'accord du 28 juin 2022, dont l'article 11.1 prévoyait une cotisation employeur d'au moins 0,90 % du plafond mensuel de la sécurité sociale et une cotisation salariale d'au plus 0,47 %, figure sur Légifrance avec le statut « en vigueur non étendu ». Il a été dénoncé par lettres du 5 août 2022 émanant de deux organisations d'employeurs. Ces pourcentages ne sont donc pas le taux conventionnel applicable en 2026.

Depuis le 1er juillet 2021, la cotisation du régime de prévoyance obligatoire de la branche s'élève à 0,86 % du salaire de référence : 0,29 % pour le décès et ses garanties annexes, 0,16 % pour la rente éducation, 0,22 % pour l'incapacité et 0,19 % pour l'invalidité. Le financement est partagé à parts égales, à l'exception de l'incapacité et de l'invalidité, financées à hauteur de quatre cinquièmes par le salarié et d'un cinquième par l'employeur.

Vérifié le 14 août 2026

Parlons de votre établissement, pas d'un contrat type

Dites-nous combien vous employez de personnes, extras et saisonniers compris. Notre équipe compare les contrats du marché collectif à garanties au moins équivalentes à la convention, et vous rappelle sous 2 heures ouvrées. Sans engagement, et vous gardez la main sur la décision.

Une question sur votre régime de branche ?

Nous vérifions vos obligations conventionnelles et comparons les contrats conformes à votre CCN.

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