
Prévoyance & mutuelle transport routier (CCN 16) : vos 4 obligations 2026
Convention collective — IDCC 16 · Transport routier
Mis à jour le Par Eyal Chelly, fondateur, courtier en assurance
En bref
Régimes obligatoires de la branche
Ce que la convention collective impose en frais de santé et en prévoyance.
Frais de santé (mutuelle)
- Obligatoire depuis
- 1er janvier 2013
- Taux / cotisation minimale
- 1,40 % du PMSS (0,70 % employeur / 0,70 % salarié) — 1,00 % en Alsace-Moselle
- Financement employeur
- ≥ 50 % employeur
- Statut de l’opérateur
- Aucun opérateur désigné
Choix de l’assureur libre (art. L912-1, désignation abolie en 2013). CARCEPT-Prévoyance / Klesia = opérateur historique de la branche, sans obligation.
Prévoyance
- Obligatoire depuis
- 2016-2022 selon la garantie
- Taux / cotisation minimale
- incapacité 0,50 % · inaptitude à la conduite 0,35 % · décès-invalidité (barème à points CPP, sans taux unique publié)
- Financement employeur
- ≥ 50 % employeur (inaptitude 60/40)
- Statut de l’opérateur
- Aucun opérateur désigné
Hors inaptitude à la conduite — seule brique mutualisée (0,35 %, gérée par l’IPRIAC au sein de Klesia) — l’employeur choisit librement son assureur pour la santé, l’incapacité et le décès-invalidité.
Historique des avenants
Les évolutions successives du régime conventionnel.
1er octobre 2012
Régime frais de santé obligatoire (1,40 % du PMSS)
Applicable au 1er janvier 2013Source
20 avril 2016
Accord-cadre décès-invalidité (barème à points, CPP)
Applicable au 2016Source
20 avril 2016 (avenant n°7)
Inaptitude à la conduite portée à 0,35 % (régime mutualisé IPRIAC/Klesia)
Applicable au 1er janvier 2017Source
3 février 2022
Garantie incapacité de travail obligatoire (0,50 %, IJ après 180 jours)
Applicable au 1er juillet 2022Source
9 juillet 2025 (avenant n°3)
Évolution des garanties décès-invalidité
Applicable au étendu le 16 décembre 2025 (JORF du 17/12/2025)Source
Dans le transport routier (CCN IDCC 16), l'employeur finance quatre régimes obligatoires : frais de santé à 1,40 % du PMSS, incapacité à 0,50 %, décès-invalidité, et inaptitude à la conduite à 0,35 %. Seule l'inaptitude est mutualisée (IPRIAC). Pour les trois autres, vous choisissez librement votre assureur depuis la fin des clauses de désignation en 2013.
La branche des transports routiers relève de la convention collective du 21 décembre 1950, l'IDCC 16. Sa protection sociale n'est pas d'un bloc. Elle est fragmentée, métier par métier et risque par risque.
Quatre briques cohabitent : frais de santé, incapacité de travail, décès-invalidité et inaptitude à la conduite. Chacune a son texte, sa cotisation, parfois son opérateur. L'avantage de la convention est réel : elle garantit à chaque salarié un socle adapté aux risques de la route. Mais elle sème aussi une confusion tenace : on croit devoir tout confier au même organisme.
C'est faux. Une branche recommande un assureur ; elle ne l'impose plus. Une seule brique reste mutualisée ; les trois autres se comparent librement, comme n'importe quelle prévoyance collective. C'est le rôle d'un courtier indépendant : cartographier vos obligations, puis mettre le marché en concurrence. Notre équipe le fait ligne par ligne, sans lien avec un opérateur de branche.

Les 4 régimes à vérifier
Frais de santé
Obligatoire depuis 2013 : 1,40 % du PMSS, 1,00 % en Alsace-Moselle.
Incapacité de travail
Depuis le 1er juillet 2022 : 0,50 %, indemnités journalières après 180 jours d'arrêt.
Décès-invalidité
Accord-cadre 2016, actualisé fin 2025 : barème à points, sans taux unique.
Inaptitude à la conduite
Risque métier : 0,35 %, seule brique mutualisée (IPRIAC).
Vos 4 obligations (CCN 16)
| Garantie | Taux & répartition | Depuis | Opérateur / statut |
|---|---|---|---|
| Frais de santé | 1,40 % du PMSS (0,70 % / 0,70 %) — 1,00 % en Alsace-Moselle | 1er janvier 2013 | Libre choix (accord du 1er octobre 2012) |
| Incapacité de travail (IJ) | 0,50 % des rémunérations brutes (≥ 50 % employeur) | 1er juillet 2022 | Libre choix (accord du 3 février 2022) |
| Décès-invalidité | Barème selon points CPP (pas de taux unique publié) | Accord du 20 avril 2016, avenant n°3 (2025) | Libre choix |
| Inaptitude à la conduite | 0,35 % du brut (0,21 % / 0,14 %) | 1er janvier 2017 | Mutualisé — IPRIAC / Klesia |
Sources : Légifrance (accords de branche IDCC 16). Taux vérifiés le 13 juillet 2026. Le décès-invalidité suit un barème à points (CPP), sans taux de cotisation unique publié.
Le régime frais de santé est-il obligatoire dans le transport routier ?
Oui. Depuis le 1er janvier 2013, tout employeur de la branche finance un régime frais de santé collectif : 1,40 % du PMSS, réparti 0,70 % employeur / 0,70 % salarié. En Alsace-Moselle, le taux est de 1,00 %.
Ce socle découle de l'accord du 1er octobre 2012, étendu le 21 décembre 2012. Il vise tous les salariés, cadres comme non-cadres. Le régime local d'Alsace-Moselle applique un taux réduit, à 1,00 %.
Des dispenses existent. Un salarié en CDD court, déjà couvert par un contrat individuel responsable, ou ayant droit du régime de son conjoint, peut refuser d'adhérer sur justificatif. C'est l'angle mort du marché : la plupart des guides concurrents oublient la santé et ne traitent que la prévoyance.
Pour cette brique, vous choisissez votre organisme. Voir aussi notre mutuelle d'entreprise et le comparatif mutuelle entreprise.
Sources : legifrance.gouv.fr
Quelle garantie incapacité de travail dans le transport routier ?
Depuis le 1er juillet 2022, une garantie incapacité est obligatoire pour les non-cadres : 0,50 % des rémunérations brutes en indemnités journalières, financées au moins à moitié par l'employeur. Les IJ démarrent après 180 jours d'arrêt.
Cette obligation naît de l'accord du 3 février 2022, étendu le 28 juin 2022. Attention au chiffre : la ligne incapacité vaut 0,50 %, pas 1,55 %. Ce 1,55 % correspond au total du paquet prévoyance de l'accord, toutes garanties confondues.
Le seuil de 180 jours cible les arrêts longs, ceux qui pèsent le plus sur le revenu du conducteur. L'incapacité complète le maintien de salaire conventionnel, qui reste une obligation distincte à la charge directe de l'employeur. Les deux se cumulent, sans se confondre.
Sur cette garantie aussi, aucun assureur n'est imposé. Vous placez librement le contrat. Pour le détail des arrêts couverts, voir la garantie ITT.
Sources : legifrance.gouv.fr
Qu'est-ce que l'inaptitude à la conduite et combien coûte-t-elle ?
L'inaptitude à la conduite vise le conducteur déclaré médicalement inapte à conduire des véhicules de plus de 3,5 tonnes ou 9 places. Sa cotisation : 0,35 % du salaire brut, réparti 60 % employeur, 40 % salarié, depuis le 1er janvier 2017.
Ce risque est propre au métier. Un chauffeur qui perd son permis pour raison médicale — permis C, EC, D ou ED — voit son emploi menacé du jour au lendemain. La garantie lui verse une prestation calculée selon ses points de prévoyance.
Point capital : le taux est 0,35 %, pas 0,25 %. La valeur de 0,25 % circule encore, mais elle est périmée ; le texte en vigueur, l'avenant n°7 du 20 avril 2016, fixe bien 0,35 %.
C'est la seule des quatre briques que vous ne choisissez pas. Historiquement, la branche l'a mutualisée : elle est gérée par l'IPRIAC, avec Klesia. Cette exception soulève la question que tout dirigeant se pose : faut-il tout confier à Carcept ?
Sources : legifrance.gouv.fr
La cotisation d'inaptitude à la conduite est fixée à 0,35 % du salaire brut (article 7, 1° de l'avenant n°7 du 20 avril 2016), répartie 60 % employeur et 40 % salarié, en vigueur au 1er janvier 2017.
Suis-je obligé de passer par l'assureur de la branche (Carcept) ?
Non. Depuis 2013, une branche peut recommander un assureur, mais elle ne peut plus l'imposer. Hors inaptitude à la conduite, vous choisissez librement le vôtre pour la santé, l'incapacité et le décès-invalidité.
Le fondement est clair. En 2013, le Conseil constitutionnel a censuré les clauses de désignation (décision n°2013-672 DC du 13 juin 2013). Depuis, l'article L912-1 du code de la sécurité sociale n'autorise plus qu'une simple recommandation.
La carte est simple à lire. Une seule brique est mutualisée : l'inaptitude à la conduite, gérée par l'IPRIAC. Les trois autres — santé, incapacité, décès-invalidité — se placent librement sur le marché.
« Suis-je obligé de passer par Carcept ? » La réponse est non. C'est précisément là qu'un courtier neutre agit : il compare les contrats conformes, sans être lié à un opérateur. CARCEPT, Klesia et l'IPRIAC restent des faits de la convention, jamais notre recommandation.
Sources : legifrance.gouv.fr
Depuis la décision du Conseil constitutionnel n°2013-672 DC du 13 juin 2013 et l'article L912-1 du code de la sécurité sociale, un accord de branche ne peut plus imposer un organisme assureur : l'entreprise n'est jamais tenue de retenir l'organisme recommandé.
Combien la mise en conformité coûte-t-elle à l'employeur transporteur ?
Côté employeur, additionnez les parts patronales : 0,70 % du PMSS pour la santé, au moins 0,25 % pour l'incapacité, 0,21 % pour l'inaptitude, plus le décès-invalidité. C'est un ordre de grandeur, à confirmer par devis.
Prenons un repère concret. Sur la santé, la part employeur vaut 0,70 % du PMSS. À titre indicatif, comptez de l'ordre de 25 à 30 € par mois et par salarié, à confirmer selon le plafond de la sécurité sociale en vigueur. Les lignes incapacité et inaptitude s'ajoutent, en pourcentage du salaire brut.
Le décès-invalidité ne se résume pas à un taux. Son coût dépend du barème à points et de l'assureur retenu. Annoncer un chiffre unique sans étudier vos effectifs serait malhonnête.
D'où l'intérêt de comparer. Notre équipe chiffre chaque ligne et met les contrats conformes en concurrence, à garanties égales. Voir aussi notre guide du coût par salarié.
Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr
Ce que la convention impose vs ce que notre équipe compare
| Garantie | Ce que la convention impose | Ce que notre équipe compare pour vous |
|---|---|---|
| Frais de santé | Un niveau minimal (1,40 % du PMSS) | Les contrats conformes : garanties, services, cotisation |
| Incapacité de travail | Le socle : 0,50 %, IJ après 180 jours | Le meilleur rapport garanties / cotisation |
| Décès-invalidité | Les garanties de l'accord-cadre 2016 | Capital, rentes et options selon vos salariés |
| Inaptitude à la conduite | Le régime mutualisé IPRIAC (0,35 %) | Seule brique non comparable |
Une seule des quatre garanties est mutualisée. Pour les trois autres, vous choisissez librement votre assureur (article L912-1).
Mettre votre régime transport en conformité
Cartographier vos effectifs
Identifiez votre sous-secteur et distinguez cadres et non-cadres.
Vérifier les 4 régimes
Santé, incapacité, décès-invalidité et inaptitude à la conduite.
Formaliser la mise en place
Par décision unilatérale de l'employeur (DUE) ou par accord collectif.
Comparer les contrats conformes
Hors inaptitude mutualisée, mettez les assureurs en concurrence.
Souscrire et informer
Souscrivez, puis informez vos salariés de leurs dispenses éventuelles.
Formalisez de préférence par une décision unilatérale (DUE) : c'est l'acte que l'URSSAF réclame en premier. Nos conseillers mettent à votre disposition un modèle de DUE prêt à adapter à votre entreprise.

IPRIAC : la seule brique que vous ne choisissez pas
Une garantie sur quatre échappe à la concurrence : l'inaptitude à la conduite. Elle est mutualisée au niveau de la branche, à 0,35 %, gérée par l'IPRIAC (avec Klesia).
Pour cette ligne, pas de mise en concurrence. Pour les trois autres — santé, incapacité, décès-invalidité — vous comparez librement.
Votre sous-secteur, votre régime
Le régime peut varier selon votre activité. Repérez la vôtre :
Si Transport de marchandises (TRM, plus de 3,5 t)
→ alors Les 4 régimes de branche s'appliquent ; l'inaptitude concerne vos conducteurs poids lourd.
Si Transport sanitaire (ambulances, code NAF 86.90A)
→ alors Un régime de prévoyance distinct (accord du 28 mars 2022) s'applique — vérifiez votre cotisation propre selon votre code NAF.
Si Transport de voyageurs (TRV, plus de 9 places)
→ alors Régimes de branche et inaptitude à la conduite pour vos conducteurs car et bus.
Si Déménagement, fonds et valeurs
→ alors Socle de branche ; l'inaptitude vise les conducteurs et convoyeurs concernés.
Que ne couvre pas la prévoyance conventionnelle du transport routier ?
Les régimes de branche fixent un socle, pas un plafond. Ils ne couvrent ni la carence des 180 premiers jours, ni les options supérieures (rentes majorées, capitaux renforcés), ni les cadres sur les régimes non-cadres.
Trois trous méritent votre attention. D'abord la carence : pendant les 180 premiers jours d'arrêt, l'indemnisation repose sur le maintien de salaire conventionnel et le régime général, pas sur l'incapacité de branche.
Ensuite le niveau des garanties. La convention impose un minimum ; un capital décès ou une rente d'invalidité plus protecteurs relèvent d'une surcomplémentaire, à votre main.
Enfin les cadres. Ils cotisent en plus, à hauteur de 1,50 % de la tranche 1, à la charge de l'employeur, affecté en priorité au décès. C'est un régime à part, distinct du socle non-cadres. Repérer ces angles morts, c'est le travail d'un courtier qui lit vos contrats ligne à ligne.
Sources : legifrance.gouv.fr
Quelles obligations pour le transport routier de marchandises (TRM) ?
Une entreprise de TRM applique les quatre régimes de branche. Santé à 1,40 % du PMSS, incapacité à 0,50 %, décès-invalidité de l'accord-cadre 2016, inaptitude à la conduite à 0,35 % pour ses conducteurs poids lourd.
Le TRM, c'est le cœur du secteur. Il regroupe les entreprises qui transportent des marchandises avec des véhicules de plus de 3,5 tonnes, en compte propre ou pour autrui. À ce titre, vos conducteurs relèvent pleinement de l'inaptitude à la conduite.
Aucun taux nouveau ici : ce sont les quatre lignes déjà posées plus haut qui s'appliquent, réunies dans le tableau des obligations. Des évolutions de la grille de garanties santé du TRM sont en discussion pour 2026 ; elles porteraient sur les garanties, pas sur le taux de 1,40 %. Notre équipe suit ces textes de branche et vous alerte si votre contrat doit évoluer.
Reste à placer les trois briques libres au mieux. C'est là que la comparaison indépendante fait la différence sur la cotisation.
Sources : legifrance.gouv.fr
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Notre équipe compare les institutions de prévoyance, mutuelles et assureurs du marché collectif, sans lien avec un opérateur de branche.
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Questions fréquentes sur cette branche
Retrouvez les réponses aux questions les plus posées par nos clients
La prévoyance est-elle obligatoire dans le transport routier ?
Oui : la CCN IDCC 16 impose 4 régimes (frais de santé, incapacité, décès-invalidité, inaptitude à la conduite) à tout employeur du secteur.
Suis-je obligé de passer par Carcept pour la prévoyance de mes chauffeurs ?
Non. Depuis 2013, une branche recommande mais n'impose plus d'assureur. Seule l'inaptitude à la conduite est mutualisée (IPRIAC) ; le reste se compare.
Combien coûte la prévoyance transport routier pour l'employeur ?
Additionnez les parts patronales : santé 0,70 % du PMSS, incapacité ≥ 0,25 %, inaptitude ≥ 0,21 %, plus le décès-invalidité (barème à points).
La complémentaire santé (mutuelle) est-elle incluse dans les obligations ?
Oui, à part entière : un régime frais de santé obligatoire (1,40 % du PMSS, 1,00 % en Alsace-Moselle) existe depuis le 1er janvier 2013 dans la branche.
Qu'est-ce que l'inaptitude à la conduite dans le transport routier ?
Garantie qui indemnise un conducteur (permis C/EC/D/ED, > 3,5 t) déclaré médicalement inapte à conduire. Cotisation 0,35 % du brut, régime mutualisé.
Quelle prévoyance obligatoire pour les cadres du transport routier ?
Oui : 1,50 % de la tranche 1 (sous le PASS) à la charge exclusive de l'employeur, priorité au décès (≥ 0,76 %), en sus des régimes de branche.
Une question sur votre régime de branche ?
Nous vérifions vos obligations conventionnelles et comparons les contrats conformes à votre CCN.
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Comment fonctionne la garantie décès-invalidité de la branche ?
L'accord-cadre du 20 avril 2016 fonde la garantie décès-invalidité des non-cadres. Ses prestations suivent un Compte Personnel de Prévoyance à points : elles dépendent des points acquis et de l'assureur, sans taux unique publié.
Ce régime a été modernisé récemment. L'avenant n°3 du 9 juillet 2025 a actualisé les garanties décès-invalidité. Il a été étendu par arrêté du 16 décembre 2025, publié au Journal officiel du 17 décembre 2025. Aucun concurrent n'affiche cette fraîcheur.
Parce que les prestations reposent sur un barème à points, nous ne publions pas de pourcentage : le capital et la rente d'invalidité se calculent au cas par cas. Le bon réflexe est de lire l'accord-cadre, puis de chiffrer par devis.
Là encore, l'employeur choisit son assureur : rien ne l'oblige à retenir l'organisme recommandé par la branche.
Sources : legifrance.gouv.fr