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Façade d'un petit immeuble en copropriété, un copropriétaire syndic bénévole prenant des notes devant l'entrée

Assurance copropriété en syndic bénévole : obligations et prix

Ce que le syndicat doit assurer, ce qui reste sur votre patrimoine personnel, et combien coûte le contrat d'un petit immeuble.

  • 4.9/5· 55 avis Google
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Oui, et l'obligation ne pèse pas sur vous : l'article 9-1 de la loi de 1965 oblige le syndicat des copropriétaires, personne morale, à couvrir sa responsabilité civile, quel que soit son mode de gestion. Votre responsabilité civile personnelle de syndic bénévole, elle, n'est obligatoire pour personne — mais elle seule protège votre patrimoine si l'on vous reproche une faute de gestion.

Qui doit s'assurer : le syndicat, le syndic bénévole ou chaque copropriétaire ?

Trois assurés, trois obligations. Le syndicat des copropriétaires doit couvrir sa responsabilité civile. Le syndic bénévole signe pour lui, sans être l'assuré. Chaque copropriétaire assure son propre lot.

Le syndicat des copropriétaires n'est pas un groupe informel. C'est une personne morale, distincte de chacun de vous, créée par la loi du 10 juillet 1965. Lui seul est l'assuré du contrat obligatoire de responsabilité civile (RC), la garantie qui répare les dommages causés aux tiers. Lui seul souscrit aussi la multirisque immeuble (MRI), le contrat du bâti et des parties communes. La prime sort des charges, pas de votre compte personnel.

Vous, syndic de copropriété non professionnel, êtes son mandataire. Vous signez, déclarez et relancez au nom du syndicat, sans jamais être l'assuré.

Chaque copropriétaire, enfin, porte sa propre obligation de responsabilité civile sur son lot, qu'il l'occupe ou le loue. Ce contrat-là ne couvre pas les parties communes.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Ce que dit la loi, et ce qui dépend de votre règlement

  • Responsabilité civile du syndicat : obligatoire. L'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, dans sa version en vigueur depuis le 27 mars 2014 issue de la loi ALUR, oblige chaque syndicat de copropriétaires à s'assurer. La gestion bénévole n'y change rien.
  • Multirisque immeuble : facultative, sauf clause du règlement. Si le règlement de copropriété l'impose, sa souscription devient obligatoire pour le syndicat. Ouvrez votre règlement avant de conclure qu'elle est optionnelle.
  • Travaux de construction : la dommages-ouvrage est obligatoire pour le syndicat. Avant tout chantier — ravalement, réfection de toiture, remplacement d'ascenseur —, l'article L. 242-1 du Code des assurances impose au propriétaire de l'ouvrage une assurance dommages-ouvrage. Le texte vise « toute personne physique ou morale » agissant en cette qualité : le syndicat en fait partie. L'exonération de sanction pénale de l'article L. 243-3 ne protège que les personnes physiques. Sans ce contrat, le syndicat avance les réparations et doit établir la responsabilité de l'entreprise.
  • Refus de l'assemblée générale : l'article 18 ouvre un recours. En cas de refus, l'assurance peut être contractée par le syndic pour le compte du syndicat. Ce recours vaut dans ce seul cas, et pour la seule responsabilité civile obligatoire.

Vous venez d'accepter le mandat de syndic bénévole, souvent dans un immeuble sans conseil syndical. Concrètement, personne ne signera à votre place : c'est vous qui demandez les devis, qui faites voter le contrat en assemblée générale (AG), qui déclarez les sinistres et qui relancez l'assureur. Sans back-office, sans juriste maison.

Notre équipe voit le même réflexe chez presque tous les nouveaux bénévoles : chercher « son » assurance de syndic avant d'avoir vérifié celle du syndicat. L'ordre inverse coûte moins cher. Le contrat multirisque immeuble du syndicat pèse l'essentiel du budget ; votre protection personnelle est un poste bien plus léger, chiffré plus bas dans cette page.

Deux lecteurs doivent bifurquer tout de suite. Si vous louez votre lot, votre assurance PNO, pour propriétaire non occupant, reste due en plus du contrat de l'immeuble : nous détaillons à part cette obligation du copropriétaire bailleur. Si vous occupez votre lot, c'est votre assurance habitation qui joue, jamais celle des parties communes.

Qui souscrit quoi, et qui paie

Ce que vous cherchez à savoirLe syndicat des copropriétairesVous, syndic bénévoleChaque copropriétaire
Qui souscritLe syndicat, représenté par son syndicVous, à titre personnelLe copropriétaire, pour son lot
Quel contratRC obligatoire, puis multirisque immeubleRC personnelle de mandataire, dite RC dirigeantHabitation s'il occupe, PNO s'il loue
Obligatoire ?Oui pour la RC (art. 9-1) ; la MRI seulement si le règlement l'imposeNon : aucun texte ne l'impose au bénévoleOui (art. 9-1, alinéa 1)
Qui paieLes charges de copropriété, après vote en AGVous, ou le syndicat si l'AG vote une extension du contrat de l'immeubleLe copropriétaire, sur son budget
Ce qui reste dehorsVos fautes de gestion personnellesFaute intentionnelle, dépassement de mandat, mandat périméLes parties communes de l'immeuble

Ce qu'un courtier indépendant change pour un syndic bénévole

Des devis réellement comparables

Mêmes garanties, mêmes plafonds, mêmes franchises : nous demandons partout le même cahier des charges. Vous comparez des prix, pas des brochures.

Les immeubles que l'on refuse ailleurs

Sinistralité récente, bâti ancien, gestion bénévole : nous plaçons les dossiers que l'assureur en place refuse ou surtarife, en risque aggravé s'il le faut.

Lecture de votre règlement de copropriété

Nous cherchons la clause qui impose ou non la multirisque immeuble avant de conclure quoi que ce soit sur les obligations du syndicat.

Le dossier de devis préparé avec vous

Surface, nombre de lots, année de construction, équipements, sinistralité des 36 derniers mois : un dossier complet change le tarif obtenu.

Un interlocuteur le jour du sinistre

Vous déclarez au nom du syndicat sans back-office. Nos conseillers vous rappellent sous 2 h ouvrées pour cadrer la déclaration et les pièces.

La responsabilité civile de la copropriété me couvre-t-elle si je fais une erreur comme syndic ?

Non. La responsabilité civile du syndicat répare les dommages ayant leur origine dans les parties communes. Comme vous êtes vous-même membre de ce syndicat, ce contrat ne peut pas vous garantir contre vos propres fautes de gestion.

Deux textes se croisent. L'article 14 de la loi de 1965 rend le syndicat responsable des dommages nés des parties communes : une marche descellée, une fuite sur une colonne collective. C'est ce risque que la RC obligatoire couvre.

L'article 1992 du Code civil parle d'autre chose : votre responsabilité de mandataire. Un oubli de renouvellement, une assemblée convoquée hors délai, un appel de fonds erroné ne sont pas des dommages nés des parties communes. Ce sont vos actes.

On ne s'assure pas contre soi-même. Votre RC personnelle se souscrit à part, ou s'ajoute au contrat du syndicat par une extension votée en assemblée. Le détail des garanties de l'immeuble est dans ce que couvre la multirisque immeuble.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Est-ce que je risque mon argent personnel en étant syndic bénévole ?

Oui, votre patrimoine personnel est exposé, alors qu'aucun texte ne vous impose de responsabilité civile. Comme tout mandataire, vous répondez de vos fautes de gestion — appréciées moins sévèrement si votre mandat est bien gratuit.

Le contraste avec le syndic professionnel est net. Lui doit détenir une carte professionnelle, une garantie financière sur les fonds gérés et une responsabilité civile professionnelle. Vous, rien de tout cela : la fiche service-public consacrée au syndic, vérifiée le 8 juillet 2026, présente votre RC comme recommandée.

Recommandée ne veut pas dire décorative. Un copropriétaire, ou le syndicat lui-même, peut vous demander réparation d'un préjudice causé par une faute de gestion. Sans contrat, la somme sort de votre patrimoine.

Une réserve à vérifier. L'atténuation suppose un mandat réellement gratuit : un syndic non professionnel peut être rémunéré sur vote de l'assemblée (art. 18-1 A de la loi de 1965), et il perd alors cet argument. Le simple remboursement de vos frais, lui, n'est pas une rémunération.

Sources : service-public.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

« Le mandataire répond non seulement du dol, mais encore des fautes qu'il commet dans sa gestion ; néanmoins la responsabilité relative aux fautes est appliquée moins rigoureusement à celui dont le mandat est gratuit qu'à celui qui reçoit un salaire. » Article 1992 du Code civil : le syndic bénévole est le mandataire du syndicat, et la fiche service-public F2608, vérifiée le 8 juillet 2026, présente sa responsabilité civile comme recommandée et non obligatoire.

Quelles fautes peut-on me reprocher, et qu'est-ce qui n'est jamais couvert ?

Les reproches classiques sont procéduraux : assurance non renouvelée, assemblée convoquée hors délai, travaux votés non suivis, appel de fonds erroné. Deux exclusions font tomber la garantie : le dépassement de mandat et le mandat périmé.

Vos obligations d'administration dessinent la liste : renouveler les contrats du syndicat, convoquer l'assemblée dans les formes, faire immatriculer la copropriété au registre national.

Les contrats de RC de mandataire écartent presque toujours cinq situations :

  • la faute intentionnelle ;
  • les actes frauduleux et les détournements de fonds ;
  • le dépassement de mandat : une dépense engagée sans vote de l'assemblée ;
  • les activités étrangères à la mission de syndic ;
  • les amendes et pénalités.

Vérifiez le tableau de garanties : le périmètre varie selon les assureurs.

Le piège le plus silencieux reste le mandat non régulièrement renouvelé : l'assureur peut refuser sa garantie alors que vous gérez de bonne foi. Autre limite, le pouvoir d'urgence de l'article 18 porte sur des travaux de sauvegarde, jamais sur la signature d'un contrat d'assurance.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Un sinistre quand c'est vous qui gérez

Fuite entre deux appartements. L'eau vient d'une colonne collective et abîme le plafond du voisin du dessous. Deux déclarations partent : la vôtre, au nom du syndicat, pour les dégâts des eaux nés des parties communes ; celle de chaque occupant, pour son mobilier et ses embellissements. Réunissez les mêmes pièces à chaque fois : date de découverte, origine constatée, photos, devis de réparation, coordonnées des personnes touchées.

Sur un dégât des eaux entre voisins, les assureurs appliquent entre eux la convention IRSI, qui désigne un seul assureur gestionnaire pour éviter que les compagnies se renvoient le dossier. Déclarez dans le délai fixé par les conditions générales, souvent cinq jours ouvrés : une déclaration tardive est exactement le manquement qu'on reproche ensuite au syndic.

Garantie refusée pour un mandat périmé. Un bénévole gère depuis quatre ans un immeuble de six lots. Son mandat de trois ans n'a jamais été remis au vote. Le jour où un copropriétaire lui reproche des travaux mal suivis, l'assureur de sa RC personnelle constate qu'il n'exerçait plus régulièrement. La garantie tombe, le litige reste. Le procès-verbal (PV) de désignation à jour est votre première pièce d'assurance.

Combien coûte l'assurance d'une copropriété en gestion bénévole ?

Profil de copropriétéContrat de l'immeuble, par anRamené au lot, par anExtension RC du syndic bénévole, par anFranchise indicative
2 à 5 lots, sans équipement collectif700 à 1 750 €280 à 350 €90 à 180 €150 à 300 €
6 à 10 lots1 200 à 2 800 €200 à 280 €90 à 180 €150 à 350 €
11 à 15 lots1 650 à 3 300 €150 à 220 €100 à 200 €200 à 400 €
Ascenseur ou chaudière collectiveMajoration de 15 à 30 %+ 40 à 100 € par lotInchangéeÀ partir de 300 €
Sinistre récent, risque aggravéMajoration de 20 à 50 %, voire refus+ 50 à 150 € par lot120 à 250 €500 € et plus

Fourchettes estimées par E-Courtage Conseils au 08/09/2026, à confirmer par devis : aucune statistique publique n'isole le coût d'une multirisque immeuble. Le coût par lot baisse quand l'immeuble grandit, les frais fixes du contrat se répartissant sur plus de lots. C'est pourquoi les petites copropriétés se situent en haut de bande.

Vos obligations vérifiées avant la prochaine assemblée générale

Envoyez-nous le nombre de lots, la surface et votre règlement de copropriété. Notre équipe vous dit ce que le syndicat doit assurer, ce qui reste facultatif et à quel prix. Gratuit, sans engagement, réponse sous 24 h ouvrées.

Les vérifications à faire avant de signer ou de renouveler

Ouvrez le règlement de copropriété et cherchez la clause « assurance » : s'il impose la multirisque immeuble, elle devient obligatoire pour le syndicat.
Retrouvez la résolution d'assemblée générale qui a voté le contrat, et la majorité inscrite au procès-verbal.
Vérifiez que le procès-verbal de désignation du syndic est à jour et que le mandat de trois ans a bien été remis au vote.
Récupérez l'attestation d'assurance en cours et notez la période de garantie qu'elle couvre.
Contrôlez l'immatriculation de la copropriété au registre national tenu par l'ANAH.
Réunissez surface, nombre de lots, année de construction et équipements (ascenseur, chaudière collective) : ce sont les données qui font le tarif.
Demandez à l'assureur en place le relevé de sinistralité des 36 derniers mois.
Relevez la date d'échéance du contrat et le préavis à respecter, deux mois avant l'échéance annuelle.
Lisez les plafonds et les franchises garantie par garantie, y compris la protection juridique et l'option valeur à neuf.
Notez ce qui relève des parties communes spéciales : un bâtiment, une cage d'escalier ou un parking peut suivre son propre régime.

À quelle majorité vote-t-on l'assurance, et que faire si l'assemblée générale refuse ?

Le contrat se vote à la majorité de l'article 24, celle des voix exprimées : les abstentions ne comptent pas. Si l'assemblée refuse, l'article 18 permet au syndic de contracter l'assurance pour le compte du syndicat.

Deux résolutions différentes, dans la même assemblée. Votre désignation comme syndic relève de l'article 25 c), qui exige la majorité des voix de tous les copropriétaires. Le contrat d'assurance relève de l'article 24 : les voix exprimées des présents, des représentés et de ceux qui votent par correspondance. L'article 25 ne comporte aucun item d'assurance.

Le recours de l'article 18 se lit strictement. Il joue dans le seul cas du refus de l'assemblée, et pour la seule responsabilité civile obligatoire du syndicat. Ce n'est pas un pouvoir général de souscription.

Faites inscrire votre mise en garde au procès-verbal. C'est cette trace qui montrera, plus tard, que vous avez alerté.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Le syndic est chargé « de soumettre au vote de l'assemblée générale, à la majorité de l'article 24, la décision de souscrire un contrat d'assurance contre les risques de responsabilité civile dont le syndicat doit répondre », et « en cas de refus de l'assemblée générale, l'assurance peut être contractée par le syndic pour le compte du syndicat des copropriétaires ». Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 18, version en vigueur depuis le 11 avril 2024. La majorité de l'article 24 est celle des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance, dans sa version en vigueur depuis le 18 juin 2025 : les abstentions ne comptent pas.

Que devient l'assurance si je vends mon lot ou si mon mandat n'est pas renouvelé ?

Seul un copropriétaire de l'immeuble peut être syndic non professionnel. Vendez votre lot, et votre mandat devient caduc trois mois plus tard. Sans syndic en fonction, personne ne peut plus renouveler le contrat du syndicat.

Pendant ces trois mois, l'article 17-2 vous laisse une sortie ordonnée : vous convoquez une assemblée et inscrivez la désignation d'un nouveau syndic à l'ordre du jour. Faites-le tôt. À défaut de nomination, le syndic est désigné par le président du tribunal judiciaire, et le syndicat reste sans représentant en attendant.

Les conséquences en assurance sont mécaniques. Plus personne n'est habilité à payer la prime, à signer un avenant ni à déclarer un sinistre au nom du syndicat.

Deuxième point de calendrier : le mandat ne dépasse pas trois ans et se renouvelle par un nouveau vote (décret du 17 mars 1967, article 28). Il tombe à un an si vous ou vos proches avez participé à la construction de l'immeuble, pendant la durée de la garantie décennale.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Changer d'assureur sans rupture de garantie

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Relevez la date d'échéance

Elle figure sur l'avis d'échéance et sur les conditions particulières du contrat du syndicat, qui se reconduit tacitement chaque année. Tout le calendrier en découle.

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Lisez les conditions générales

Les modalités de résiliation propres au contrat y sont écrites. Ne présumez aucun droit avant de les avoir lues.

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Notifiez l'assureur deux mois avant l'échéance

L'article L. 113-12 du Code des assurances, version en vigueur depuis le 28 mai 2026, ouvre la résiliation annuelle avec ce préavis. Le délai court à la date d'expédition.

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Faites voter le nouveau contrat en assemblée générale

La souscription passe par la majorité de l'article 24, comme pour le contrat précédent.

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Faites coïncider les dates

La nouvelle garantie prend effet le jour où l'ancienne s'arrête, sans un jour de trou.

La loi Hamon permet-elle de résilier le contrat de la copropriété à tout moment ?

Prudence : ces textes ne visent pas le même assuré. La loi Chatel et la loi Hamon parlent des personnes physiques hors activité professionnelle, quand le syndicat des copropriétaires est une personne morale.

Deux dispositifs, un même champ. La loi Chatel organise le rappel de l'échéance, la loi Hamon la résiliation après un an. Le Code des assurances les réserve aux contrats couvrant « les personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles » (articles L. 113-15-1 et L. 113-15-2).

Le syndicat, lui, est une personne morale. Sur Hamon, la lecture est étanche : il n'entre pas dans ce champ.

Sur Chatel, le débat existe. L'ARC, association de copropriétaires, soutient qu'un syndicat pourrait l'invoquer par le volet Code de la consommation (article L. 215-1), la Cour de cassation lui ayant reconnu la qualité de non-professionnel (1re civ., 25 novembre 2015, n° 14-21873).

La voie sûre reste la résiliation annuelle : notifiez l'assureur deux mois avant l'échéance (article L. 113-12). Et lisez vos conditions générales avant toute promesse à l'assemblée.

Sources : legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr

Pourquoi certains assureurs refusent-ils une copropriété gérée par un syndic bénévole ?

Observation de souscription de notre cabinet, et non règle publiée : le refus vient rarement du bénévolat. Il vient du dossier — sinistralité, valeur de reconstruction sous-évaluée, procès-verbaux et mandat non à jour, entretien non justifié.

Aucun assureur ne publie ses critères d'acceptation. Ce que nous voyons revenir, dossier après dossier : deux dégâts des eaux en trois ans sur un immeuble de six lots, une valeur de reconstruction déclarée au hasard, un mandat expiré depuis deux ans, une chaudière collective sans contrat d'entretien.

Ce qui débloque un dossier tient en quatre gestes. Reconstituez les pièces manquantes. Déclarez une valeur de reconstruction cohérente avec la surface et l'année de construction. Acceptez une franchise plus élevée pour rassurer le porteur. Et présentez le risque à un assureur qui accepte la gestion bénévole, ce qui suppose d'en interroger plusieurs.

Un dossier complet ne garantit pas un tarif bas. Il évite le refus sec.

Syndic bénévole ou syndic professionnel : ce qui change pour l'assurance

CritèreSyndic bénévoleSyndic professionnelCe que ça change pour l'assurance de l'immeuble
Carte professionnelleNon exigéeObligatoire (loi Hoguet)Rien : la RC du syndicat est due dans les deux cas
Garantie financière sur les fonds gérésAucuneObligatoireLes fonds du syndicat ne sont pas garantis : trésorerie à surveiller
Responsabilité civile professionnelleFacultative, à votre chargeObligatoireÀ porter par une extension du contrat de l'immeuble ou un contrat séparé
Protection du patrimoine personnelRepose sur votre seule RC personnellePortée par la RC professionnelle du cabinetLe point de vigilance numéro un en gestion bénévole
RémunérationLe plus souvent aucune ; la gratuité adoucit l'appréciation de vos fautesHonoraires contractuelsUn bénévole rémunéré perd cet argument
Majorité de désignationArticle 25 c), voix de tous les copropriétairesArticle 25 c) égalementLe contrat d'assurance, lui, se vote à l'article 24

Variante voisine : dans une copropriété en syndic coopératif, le président du conseil syndical exerce les fonctions de syndic ; les règles d'assurance décrites ici s'appliquent de la même manière.

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« Chaque syndicat de copropriétaires est tenu de s'assurer contre les risques de responsabilité civile dont il doit répondre. » Article 9-1, alinéa 2, de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, version en vigueur depuis le 27 mars 2014 issue de la loi ALUR du 24 mars 2014. L'obligation pèse sur le syndicat, personne morale, quel que soit son mandataire : aucun régime dérogatoire réservé aux petites copropriétés n'en dispense.

Adhésion associative ou extension du contrat de l'immeuble : comment trancher

Ce qu'il faut vérifierAdhésion à une association de copropriétaires, RC incluseExtension du contrat de l'immeuble, votée en assemblée
Qui est l'assuré nommé ?Demandez si le contrat nomme le syndic en fonction ou l'adhérentLe syndicat souscrit : faites nommer le syndic bénévole dans l'avenant
Quel périmètre exact ?Faute de gestion, dépassement de mandat, défense : exigez le tableau de garantiesMêmes questions, plus l'articulation avec la RC du syndicat déjà couverte
Que devient la garantie quand le mandat change de main ?Demandez si elle reste acquise au successeur ou part avec l'adhérentVérifiez que l'avenant vise la fonction de syndic, pas votre nom
Qui paie, et après quel vote ?La cotisation, portée par l'adhérent ou remboursée par le syndicat après voteLa prime du syndicat, dans les charges, après un vote à la majorité de l'article 24

Nous n'avons d'intérêt dans aucune des deux voies : notre équipe pose ces quatre questions, puis chiffre les deux options côte à côte. Aucun montant d'adhésion n'est cité ici, faute de tarif public vérifiable au 08/09/2026.

Les quatre erreurs qui coûtent cher

Croire que la gestion bénévole dispense d'assurance

On lit encore, en première page de Google, qu'aucune obligation d'assurance ne pèse sur une copropriété gérée bénévolement. C'est faux : l'article 9-1 vise le syndicat, pas son mandataire. Le prix de cette croyance, c'est un sinistre de parties communes réglé par les copropriétaires, au prorata de leurs tantièmes.

Confondre la RC obligatoire du syndicat et la multirisque immeuble

La première est due. La seconde est facultative, sauf si le règlement de copropriété l'impose. Un syndicat assuré en seule responsabilité civile n'a rien pour reconstruire après un incendie. Si votre question porte plutôt sur votre propre lot, le comparatif multirisque immeuble ou PNO la traite.

Engager une dépense ou signer un avenant sans vote

C'est le dépassement de mandat, exclusion classique des contrats de RC de mandataire. Et l'assemblée peut refuser de vous rembourser.

Laisser le mandat expirer

Trois ans, puis un nouveau vote. Sans ce vote, votre garantie personnelle peut tomber sans que rien ne vous alerte.

Vérifié le 8 septembre 2026 par Eyal Chelly

Parlons de votre copropriété avant la prochaine assemblée

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Questions fréquentes

Retrouvez les réponses aux questions les plus posées par nos clients

Un syndic bénévole doit-il être copropriétaire de l'immeuble ?

Oui : seul un copropriétaire d'un lot de l'immeuble peut être syndic non professionnel. S'il vend son lot, son mandat devient caduc au bout de trois mois.

Le syndic bénévole doit-il immatriculer la copropriété au registre national ?

Oui. L'immatriculation au registre national des copropriétés incombe au syndic, bénévole ou professionnel, quel que soit le nombre de lots de l'immeuble.

Un copropriétaire me demande l'attestation d'assurance de l'immeuble : que dois-je fournir ?

L'attestation du contrat souscrit au nom du syndicat des copropriétaires, portant la période de garantie en cours et les garanties souscrites.

Quelle est l'indemnisation d'un syndic bénévole ?

Deux sens : il n'est pas rémunéré mais peut se faire rembourser ses frais, et en cas de sinistre c'est le syndicat, assuré du contrat, qui est indemnisé.

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